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Chapitre 2

La pleine assurance de la foi

La foi du chrétien en quelque chose qui ne peut être vu est une source d'émerveillement pour l'incroyant et est souvent l'objet de ridicule et de mépris. Le mondain considère la simple foi du chrétien comme une preuve de faiblesse d'esprit et d'un sourire complaisant à la pensée de la supériorité de son propre intellect, il déclare qu'il ne croira jamais une chose sans preuves; il ne saute jamais aux conclusions et ne croit pas en quoi que ce soit qu'il ne peut voir et comprendre.

Cette affirmation que l'homme qui ne croit en rien de ce qu'il ne peut comprendre aura un très court credo, est aussi vraie qu'elle est triste. Il n'y a pas un philosophe vivant qui peut comprendre la centième partie des simples phénomènes qu'il voit chaque jour. Les scientifiques ont découvert par l'observation que certaines espèces de sol sont spécialement adaptées à certains genres de production; mais personne ne peut dire pourquoi. Ils savent que, sous certaines conditions, nous pouvons attendre de la pluie ou de la neige; mais ils ne peuvent reproduire ces conditions ni dire comment elles se produisent. En effet, de tous les phénomènes sur lesquels les philosophes raisonnent si savamment, il n'y en a pas un dont ils puissent expliquer la cause ultime.

En fait, la foi est l'une des choses les plus communes. Il n'y a aucun sceptique qui n'ait pas la foi à un plus ou moins grand degré; et dans de très nombreux cas, ils vont même plus loin et manifestent une simple crédulité. Or, l'élément de foi est à la base de toutes les transactions d'affaires et de toutes les affaires de la vie. Ainsi deux hommes prendront rendez-vous pour se rencontrer, à une certaine heure en un certain endroit, afin de transiger certaines affaires; chacun doit faire confiance à la parole de l'autre. Le marchand doit exercer la foi envers ses employés et ses clients. Bien plus, il doit, inconsciemment peut-être, exercer la foi en Dieu; car il enverra des navires au-delà des mers, confiant qu'ils reviendront à nouveau, chargés de marchandise; il devrait pourtant savoir que leur retour en sécurité de ce périple dépend des vents et des vagues qui dépassent tout contrôle humain. Et même s'il ne pense jamais à la Puissance qui contrôle les éléments, il met sa confiance dans ses officiers et son équipage. Il ira même jusqu'à leur confier sa propre vie en montant à bord de l'un de ses bateaux dont il n'a jamais vu le capitaine et l'équipage, s'attendant avec confiance d'être conduit en sécurité au port désiré.

L'un de ces hommes qui pense que c'est une folie de faire confiance à un Dieu « qu'aucun homme n'a vu ni ne peut voir », ira vers une petite fenêtre et déposera une pièce en or de vingt dollars et recevra en retour, d'un homme qu'il n'a jamais vu auparavant et dont il ne connaît pas le nom, un simple bout de papier qui dit qu'il a droit à un passage pour une ville éloignée. Il n'a peut-être jamais vu cette ville et ne connaît de son existence que ce que les autres lui en ont rapporté; pourtant, il monte à bord du wagon, remet son bout de papier à un autre individu totalement étranger, et s'assied confortablement. Il n'a jamais vu l'ingénieur et ne sait pas qu'il peut être incompétent ou malicieux; mais il ne se fait aucun souci et s'attend avec confiance d'être transporté en toute sécurité à cet endroit dont il ne connaît l'existence que par oui dire. Plus que cela, il tient dans sa main un morceau de papier, préparé par certains hommes qu'il n'a jamais vus, qui déclare que ces étrangers aux soins desquels il s'est confié, le déposeront à destination à une certaine heure; et ce sceptique croit si implicitement cette déclaration qu'il envoie un message à une autre personne qu'il n'a jamais vue, pour prendre arrangement afin qu'elle vienne le chercher à une heure précise.

Plus encore, sa foi est sollicitée par l'envoi d'un message annonçant son arrivée. Il entre dans une petite salle, écrit quelques mots sur un bout de papier qu'il remet à un étranger assis près d'une petite machine, paie à l'homme cinquante cents et s'en va, croyant qu'en moins d'une demi-heure cet ami inconnu placé à mille kilomètres de là lira le message qu'il a déposé à la station précédente.

Quand il atteint la ville, sa foi doit encore se manifester. Alors qu'il était à bord du train, il en a profité pour écrire une lettre à sa famille qu'il a laissée à la maison. Aussitôt qu'il atteint la ville, il aperçoit une boîte métallique dans la rue, marche dans sa direction et y laisse tomber sa lettre puis s'en va sans y prêter plus d'attention. Il s'attend avec confiance que la lettre qu'il a laissé tomber dans cette boîte sans dire un mot à quiconque atteindra son épouse en deux jours. Et pourtant, cet homme pense que c'est pure folie que de parler à Dieu en espérant qu'Il porte une quelconque attention à nos paroles.

Mais à tout ceci le sceptique répondra qu'il ne fait pas aveuglément confiance aux autres mais qu'il a des raisons de croire qu'il sera transporté en toute sécurité, que son message sera envoyé correctement et que sa lettre atteindra sa femme en temps voulu. Sa foi dans ces choses est fondée sur les faits suivants :

D'autres ont été transportés en sécurité et des milliers de lettres et de télégrammes ont été correctement envoyés et rapidement livrés. Chaque fois qu'une lettre s'est égarée, c'était presque invariablement la faute de l'expéditeur.

Les hommes auxquels il a confié sa personne et ses messages ont pour entreprise de transporter des personnes et des messages; s'ils devaient échouer à remplir leurs engagements, personne ne voudrait plus placer sa confiance en eux et leur entreprise serait très vite ruinée.

Il a l'assurance du gouvernement des États-Unis. Les compagnies de chemin de fer et de télégraphe reçoivent leur charte du gouvernement qui devient ainsi responsable, dans une certaine mesure, de leur fidélité. Si elles n'honorent pas leurs engagements, le gouvernement révoquera leur charte. Sa confiance dans la boîte aux lettres était due au fait qu'il y avait lu les lettres « U. S. M. » [U. S. Mail], et savait qu'elles signifiaient que le gouvernement a promis de livrer intacte toute lettre placée dans la boîte, pourvu qu'elle soit correctement adressée et affranchie. Il croit que le gouvernement tiendra ses promesses parce que s'il ne le fait pas, il tombera promptement. Son existence dépend de sa capacité à remplir ses promesses et de son intégrité à les accomplir. Il est dans l'intérêt du gouvernement de remplir ses promesses autant qu'il est dans l'intérêt des compagnies de chemin de fer et de télégraphe d'accomplir les leurs. Et toutes ces choses forment une solide base pour sa foi.

Bien, le chrétien a mille fois plus de raisons d'avoir foi dans les promesses de Dieu. La foi n'est pas une crédulité aveugle. L'apôtre dit : « Or, la foi est la substance des choses qu'on espère, l'évidence [la base, la confiance] des choses qu'on ne voit pas » (Hébreux 11.1). C'est une définition inspirée et nous pouvons en conclure que le Seigneur n'attend pas de nous que nous exercions la foi sans preuves. Maintenant il peut être rapidement démontré que le chrétien a beaucoup plus raison d'exercer la foi en Dieu que le sceptique en a de se confier dans les compagnies de chemins de fer et de télégraphe ou dans le gouvernement.

D'autres ont fait confiance aux promesses de Dieu et les ont trouvées sûres. Le chapitre 11 de l'Épître aux Hébreux contient une longue liste de ceux qui ont vérifié les promesses de Dieu, qui « par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l'épée, de faibles furent rendus forts, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères. Des femmes recouvrèrent leurs morts par la résurrection. » ( Hébreux 11.33-35 ). Et ceci ne vaut pas uniquement pour l'Antiquité. Quiconque le souhaite peut trouver une abondance de témoignages relatifs au fait que « Dieu est une aide très présente au moment du besoin ». Des milliers de gens peuvent témoigner de prières qui ont trouvé réponse d'une façon si remarquable qu'elles n'ont pas laissé plus de doute que Dieu répond aux prières que le Gouvernement des États-Unis livre la poste qui lui a été confiée.

Le Dieu en qui nous faisons confiance a comme entreprise de répondre aux prières et de protéger et prendre soin de Ses sujets. « Les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne manquent jamais » ( Lamentations 3.22 ). « Il prend plaisir à la miséricorde. » ( Michée 7.18 ). « Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner la fin [tant] attendue. » ( Jérémie 29.11 ). S'Il devait briser l'une de Ses promesses, les hommes cesseraient de croire en Lui. C'était là le fondement de la confiance de David. Il dit : « Secours-nous, Dieu de notre salut, pour la gloire de ton nom! Délivre-nous, et pardonne nos péchés, à cause de ton nom! Pourquoi les nations diraient-elles : Où est leur Dieu? » ( Psaumes 79.9-10 ).

L'existence du gouvernement divin dépend de l'accomplissement de ses promesses. Le chrétien a l'assurance du gouvernement de l'univers que chaque requête légale qu'il fera lui sera accordée. Le gouvernement existe spécialement pour protéger ceux qui sont faibles. Supposons maintenant que Dieu ne réussisse pas à remplir l'une de Ses promesses envers la personne la plus faible et la plus insignifiante au monde; ce seul échec détruirait totalement le gouvernement de Dieu. L'univers entier serait tout de suite jeté dans la confusion. Si Dieu devait briser l'une de Ses promesses, personne dans l'univers ne pourrait jamais plus Lui faire confiance et Son règne prendrait fin; car la confiance dans la puissance dirigeante est la seule base de l'obéissance. Les Nihilistes [groupement opposé aux structures sociales] de Russie n'obéissent pas au tsar, parce qu'ils ne lui font pas confiance. N'importe quel gouvernement qui, par défaut de remplir ses obligations, perd le respect de ses sujets est dans une position instable. Par conséquent, l'humble chrétien dépend de la parole de Dieu, sachant que Dieu risque beaucoup plus que lui. Si une telle chose était possible, si Dieu manquait à Sa parole, le chrétien perdrait seulement sa vie mais Dieu perdrait Son caractère, la stabilité de Son gouvernement et le contrôle de l'univers.

De plus, ceux qui placent leur confiance dans un gouvernement humain ou dans n'importe quelle institution des hommes sont susceptibles de désappointement. Même avec la meilleure des intentions, des erreurs seront commises parce que les hommes sont faillibles. Mais l'assurance est donnée au chrétien : « Nul n'est semblable au Dieu d'Israël, Il Se porte sur les cieux pour venir à ton aide, et dans son excellence sur les nuées. Le Dieu d'éternité est un refuge, et sous ses bras éternels est une retraite. » (Deutéronome 33.26-27). Sa puissance est démontrée dans la création. Les choses qu'Il a faites témoignent de Sa puissance éternelle et de Sa divinité. Plus puissant est le gouvernement, plus grande est notre confiance en lui. Alors qu'y a-t-il de plus raisonnable que d'avoir une confiance implicite dans le Dieu dont la nature et la révélation déclarent à l'unisson qu'Il est omnipotent, éternel et immuable?

Si je devais exprimer à un infidèle des doutes à propos de l'intégrité de l'un de ses amis, il dirait : « C'est parce que tu ne le connais pas; mets-le à l'épreuve et tu le trouveras aussi fidèle que le roc. » Ce serait là une réplique honnête; de même nous disons à l'infidèle qui doute des promesses de Dieu : « Sentez et voyez combien l'Éternel est bon!... Car rien ne manque à ceux qui le craignent. » (Psaumes 34.8-9). De quel droit une personne peut-elle douter des promesses ou de la puissance de Dieu avant de Lui avoir donné une vraie chance? Et dans ce cas, de quel droit quelqu'un peut-il douter de Dieu puisque chacun met à l'épreuve Sa puissance et Sa bonté à chaque moment de sa vie?

Au premier chapitre de 2 Corinthiens, versets 18-20, nous trouvons les affirmations suivantes : « Aussi vrai que Dieu est fidèle, la parole que nous vous avons adressée n'a pas été oui et non. Car le Fils de Dieu, Jésus-Christ, qui a été prêché par nous au milieu de vous, par moi, et par Silvain, et par Timothée, n'a pas été oui et non, mais c'est oui qui a été en lui; car toutes les promesses de Dieu en lui sont oui; et en lui l'Amen est prononcé par nous à la gloire de Dieu. »

Le pécheur peut trouver dans ce seul fait la confiance [nécessaire] pour s'approcher de Dieu; « Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement », c'est là le seul espoir du pécheur. Ce n'est pas pour se moquer d'eux ni pour se glorifier en les désappointant que l'appel gracieux est donné aux hommes : « Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n'a pas d'argent! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer! » (Ésaïe 55.1 ).

Jésus dit : « Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. » (Jean 6.37) ; et Paul dit : « Il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui » (Hébreux 7.25). Le même apôtre dit aussi :

« Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui est passé aux cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse être touché par le sentiment de nos infirmités; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus au moment du besoin. » (Hébreux 4.14-16 ).

À nouveau nous lisons : « Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » (Hébreux 11.6). La foi donc et l'audace sont des caractéristiques que le Seigneur désire de la part de ceux qui viennent à Lui. Ces pensées furent suggérées par la lecture d'un hymne ancien dont les trois premières strophes se lisent comme suit :

« Viens, humble pécheur, dans le sein duquel
Un millier de pensées tournent et retournent;
Viens, toi, de culpabilité et de crainte oppressé,
Et prends cette dernière résolution :
J'irai à Jésus, même si mes péchés
M'encerclent comme les montagnes;
Je connais Ses parvis, j'y entrerai,
Peu importe l'opposition.
Je me coucherai par terre devant Son trône,
Et là, je confesserai ma culpabilité;
Je Lui dirai que je suis un misérable impur
Sans Sa grâce souveraine. »
C'est bien; on ne pourrait prendre une meilleure résolution; c'est exactement ce que Dieu veut que chaque pécheur fasse. Il dit : « Cherchez l'Éternel pendant qu'il se trouve; invoquez-le, tandis qu'il est près. Que le méchant abandonne sa voie, et l'homme d'iniquité ses pensées; qu'il retourne à l'Éternel, qui aura pitié de lui, à notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner » (Ésaïe 55.6-7 ).

C'est le langage d'une ferme assurance. Mais que dirons-nous alors du sentiment exprimé dans la quatrième strophe du même hymne? Elle se lit ainsi :
« Peut-être recevra-t-Il ma requête,
Peut-être entendra-t-Il ma prière;
Mais si je péris, je prierai,
Et c'est là seulement que je périrai. »
Un tel langage peut être excusable venant d'une personne qui ne sait rien de Dieu; mais prononcé par quelqu'un qui a connu Dieu, ou plutôt est connu de Dieu, il peut être considéré seulement comme une libelle envers la parole de Dieu. Le pécheur est exhorté à prendre la décision de se prosterner devant Dieu, de confesser ses péchés et de plaider miséricorde; il est ensuite « encouragé » par la pensée que Dieu écoutera peut-être sa prière et recevra sa requête. Ce n'est pas de cette manière que Dieu encourage ceux qui sont touchés par le péché. Le disciple bien-aimé a dit : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1.9). Il promet qu'Il fera miséricorde et qu'Il pardonnera abondamment ceux qui se tournent vers Lui dans la confession et l'abandon de leurs péchés.

Il n'existe pas de « peut-être » avec Dieu. Ses promesses adressées à ceux qui se repentent et Ses menaces adressées aux impénitents sont tout aussi réelles. « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc 16.16). À celui qui est égaré, Il dit : « Vous m'invoquerez, et vous partirez; vous me prierez, et je vous écouterai. Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur » (Jérémie 29.12-13). De nouveau Il dit : « Je n'ai point dit à la postérité de Jacob : Cherchez-moi en vain! Moi, l'Éternel, je proclame la justice, je dis ce qui est vrai. » (Ésaïe 45.19 ).

Christ dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Matthieu 11.28-29). Il n'y a pas de « peut-être » ici. « Dieu est Amour »; Il S'est révélé à nous comme un Dieu qui « prend plaisir à la miséricorde ». Nous le savons avec certitude du fait que Jésus est mort pour nous. « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Romains 5.8). Et « Lui, qui n'a point épargné son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui? » (Romains 8.32). « C'est une parole certaine et entièrement digne d'être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. » (1 Timothée 1.15). Puisqu'Il est venu expressément dans ce but, comment peut-il subsister un quelconque doute à propos de l'accueil qu'Il réserve à ceux qui viennent à Lui avec humilité?

Quand la reine Esther fut d'abord priée de se présenter devant Assuérus pour lui demander d'épargner la vie de son peuple, elle refusa car c'était courir à la mort que de paraître devant lui sans en avoir reçu l'ordre; mais elle céda finalement en disant : « Va, rassemble tous les Juifs qui se trouvent à Suse, et jeûnez pour moi, sans manger ni boire pendant trois jours, ni la nuit ni le jour. Moi aussi, je jeûnerai de même avec mes servantes, puis j'entrerai chez le roi, malgré la loi; et si je dois périr, je périrai. » (Esther 4.16 ).

Assuérus (Xerxès) était un roi païen et un despote déraisonnable. En paraissant devant lui, la reine jouait sa vie. Mais notre Dieu nous a tendu Son sceptre; Il veut que nous venions à Lui et nous prie instamment d'approcher. « Aussi vrai que je vis, dit le Seigneur, l'Éternel, je ne prends aucun plaisir à la mort du méchant; mais que le méchant change de conduite et qu'il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie; car pourquoi mourriez-vous, maison d'Israël? » (Ézéchiel 33.11). « Et l'Esprit et l'épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne; que celui qui veut, prenne de l'eau de la vie, gratuitement. » (Apocalypse 22.17 ).

Nous disons qu'il n'y a pas de « peut-être » avec Dieu. Jacques déclare qu'en Lui, il n'y a « aucun changement ni ombre de variation » (Jacques 1.17). Alors ceux qui vont à Lui, doutant de recevoir ce qu'ils ont demandé, doivent Lui déplaire, puisqu'ils doutent de Sa véracité. Il est évident, selon Hébreux 11.6, que Dieu est attristé par celui qui doute, ce que confirment aussi les paroles suivantes :

« Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu'il la demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé d'un côté et de l'autre. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur: » (Jacques 1.5-7 ).

L'homme qui pense que Dieu entendra « peut-être » sa prière, pense aussi qu'Il ne l'entendra « peut-être » pas; une telle personne ne peut pas demander avec foi, sans douter, et conséquemment ne peut rien recevoir. La seule façon de s'approcher de Lui consiste à le faire avec audace. Les violents s'emparent du royaume des cieux par la force.

Encore une pensée. Dieu est content de nous voir venir à Lui avec confiance, parce que cela démontre que nous croyons ce qu'Il dit; et Sa propre gloire dépend de l'accomplissement de Ses promesses. Paul déclare : « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés); il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l'infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ » (Éphésiens 2.4-7). C'est-à-dire que Dieu a l'intention de se servir de nous comme « témoins vivants » pendant toute l'éternité, une évidence des richesses excessives de Sa grâce; les âmes qui sont sauvées deviendront un trophée éternel de Sa bonté immuable; comment peut-on alors imaginer qu'Il n'écoutera pas la prière de l'âme contrite dont Il a dit qu'Il prenait plaisir à demeurer en elle?

Vous êtes vous repentis de vos péchés? Les haïssez-vous et languissez-vous après une vie meilleure? Les avez-vous confessés? Alors prenez l'assurance de la parole de Dieu comme évidence que vos péchés sont pardonnés et que vous avez droit à la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ. Alors vous pourrez dire avec le prophète : « Tu diras en ce jour-là : je te loue, ô Éternel! Car tu as été irrité contre moi, ta colère s'est apaisée, et tu m'as consolé. Voici, Dieu est ma délivrance, je serai plein de confiance, et je ne craindrai rien; car l'Éternel, l'Éternel est ma force et le sujet de mes louanges; il est aussi devenu mon salut. » (Ésaïe 12.1-2 ).