Le 7 décembre 1941, les avions de guerre japonais s’approchaient de l’île de Pearl Harbor. Vers 8 heures du matin, à l’improviste, des milliers de bombes commencèrent à tomber sur la base navale des États-Unis, qui ne s’y attendait pas. Quand l’attaque surprenante fut passée, 2403 personnes « étaient entrées dans l’éternité », et 2000 autres étaient blessées. La tragédie de ce jour fatidique plongea l’Amérique dans la seconde guerre mondiale. Le célèbre cri de guerre fut : « Souvenons-nous de Pearl Harbor ».
Une autre attaque surprise est actuellement en vue. Depuis deux mille ans, Satan se prépare à lâcher, sur un monde qui ne se doute de rien, sa « grandiose séduction ».
De l’arsenal de l’enfer, « la marque de la bête » tombera d’une manière inattendue sur les habitants de ce monde, et la plupart des gens seront privés de la vie éternelle. « Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçoivent une marque sur leur main droite ou sur leur front » (Apocalypse 13:16). Jésus appela cette période finale de l’histoire de la terre « l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre » (Apocalypse 3:10).
Ellen White nous a avertis que beaucoup, même parmi notre propre peuple, ne seront pas préparés quand l’ennemi attaquera. « Le temps n’est pas éloigné où l’épreuve viendra pour chaque âme. La marque de la bête nous sera imposée. Ceux qui, pas à pas, ont cédé aux exigences et aux coutumes du monde ne trouveront pas difficile de céder aux pouvoirs du moment, plutôt que de s’exposer à la dérision, l’insulte, la menace d’emprisonnement et la mort. La lutte se situe entre les commandements de Dieu et les lois humaines. À cette époque, l’or sera séparé des scories dans l’Église. La vraie piété se distinguera clairement de son apparence et du semblant. Beaucoup d’étoiles, admirées pour leur éclat, sombreront alors dans l’obscurité. Ceci, comme un nuage de maigres fétus de paille lancés dans le vent, alors qu’ils proviennent de terres où nous pouvons admirer des étendues fertiles de champs de blé. Tous ceux qui portent les ornements du sanctuaire, mais qui ne sont pas revêtus de la justice de Christ, apparaîtront dans la honte de leur propre nudité. » [1]
La marque de la bête viendra en réponse à une crise universelle. Les tremblements de terre, les ouragans, les incendies, les inondations, les maladies comme le Sida, l’immoralité générale et la violence deviendront à la fin si intolérables que les forces mondiales de la religion s’uniront, dans un effort désespéré, pour ramener les hommes à Dieu. Le spiritisme, le Vatican et le Protestantisme apostat (Apocalypse 16:13), coopéreront tous pour établir, soi-disant, une « législation chrétienne » pour sauver le monde. Pendant la seconde guerre mondiale, les Américains criaient : « Souvenez-vous de Pearl Harbor ». Il y a trois mille quatre cent ans, de sa montagne, Dieu le Tout-Puissant, déclara d’une voix forte : « Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier » (Exode 20:8). Pendant la crise finale, les gouvernements, tout autour du globe, céderont à la pression religieuse et imposeront une tradition catholique romaine, qui déclare : « Souvenez-vous du dimanche pour le sanctifier ».
En faisant une dernière analyse, nous constatons que la marque de la bête est simplement une contrainte à pécher précisément en violant l’un des dix commandements, à la fin des temps. Le Créateur du Ciel et de la terre apportera la solution en donnant « la puissance spéciale » de la pluie de l’arrière-saison (Apocalypse 18:1) à un reste fidèle, qui proclamera le message du troisième ange d’une voix forte : « Si quelqu’un adore la bête et son image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main, il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère, et il sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les saints anges et devant l’Agneau. Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles; et ils n’ont de repos ni jour ni nuit, ceux qui adorent la bête et son image, et quiconque reçoit la marque de son nom. C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus » (Apocalypse 14:9-12).
Le message final ne sera certainement pas prêché d’après les écrits de Jones et Waggoner. Il ne fut pas prêché non plus autrefois d’après les écrits d’Ellen White, quoique ses livres avaient de l’influence. Ce message ne s’appellera pas non plus « le Message de 1888 pour aujourd’hui ». Il s’appellera comme Christ lui-même l’a nommé dans le livre de l’Apocalypse : le Message du troisième ange. Et il sera prêché à partir de la Bible. Qui le prêchera à fin ? Un groupe de gens unis et humbles qui comprennent le message, et qui ont été préparés pour le proclamer. Ayant d’abord fait l’expérience du message de Laodicée, que le Témoin véritable leur a apporté, ils seront capables d’annoncer le message du troisième ange au monde. Avec humilité, amour et une grande affection pour ceux qui risquant de recevoir la marque de la bête, ils exalteront la loi de Dieu et l’Évangile de Jésus-Christ.
Quand le reste révèlera le véritable caractère de Dieu et exaltera sa véritable loi de justice, cela fera ressortir la marque de la bête et l’absence de justice chez ses partisans. Jésus-Christ et sa justice seront exaltés comme le seul espoir pour un monde perdu. Avec une profonde sensibilité, on présentera la Croix, et les pécheurs contempleront « l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1:29). Jésus est mort pour tous les péchés, y compris le péché de la transgression du Sabbat. Ceux qui ne résistent pas à son grand amour pour eux abandonneront leurs péchés et, dans leur totale impuissance, se réfugieront dans les mérites d’un Sauveur crucifié et ressuscité. Le Père dira au sujet de toute âme qui fait cette démarche : « Apportez vite la plus belle robe, et revêtez-l’en » (Luc 15:22). Avec « une foi » d’enfant « en son sang », ils recevront « le pardon des péchés » et seront revêtus de la justice sans tâche de Jésus-Christ (Romains 3:25; Matthieu 26:28; Ésaïe 61:10).
« À plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère » (Romains 5:9). La « colère » indiquée durant la crise finale sera la « colère de Dieu » au sujet de laquelle le message du troisième ange nous a avertis. (Apocalypse 14:9-11). La seule façon de « fuir la colère à venir » (Matthieu 3:7), c’est par la repentance et « la foi en son sang » (Actes 20:21; Romains 3:25). Ceux qui sont « justifiés par son sang » seront « sauvés de [la] colère » de Dieu, lorsque les sept dernières plaies tomberont sur ceux qui reçoivent la marque de la bête (Apocalypse 16:1,2). Voici comment « la justification par la foi » est « le message du troisième ange, en vérité » [2].
Quand les foules répondront à l’amour de Jésus pendant la crise finale, et lui abandonneront leur vie, Christ entrera dans leur coeur, apportant sa justice avec lui. Par le don de « la puissance spéciale du Saint-Esprit », qui apporte « l’amour de Dieu » dans le coeur, les saints de la fin des temps « garderont les commandements de Dieu et la foi de Jésus » (Apocalypse 14:12). Ils rejoindront « le reste de sa postérité, ceux qui gardent les commandements et qui retiennent le témoignage de Jésus » (Apocalypse 12:17). Quand tous auront pris leur décision, Jésus clôturera le temps de grâce avec ces mots : « Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore » (Apocalypse 22:11).
Les saints de la fin seront non seulement « tenus pour justes » grâce à la justice imputée de Christ, mais ils vont aussi « être toujours justes » par la foi en Christ, « par la puissance de l’Esprit de Dieu en eux ». Entièrement vêtus de « robes blanches », ils seront prêts pour le retour du Roi des rois sur « une nuée blanche ». « Je regardai, et voici, il y avait une nuée blanche, et sur la nuée était assis quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme, ayant sur sa tête une couronne d’or, et dans sa main une faucille tranchante » (Apocalypse 14:14). Après avoir été enlevés vivants de cette planète, les saints seront transportés jusqu’aux portes de la Nouvelle Jérusalem. La bénédiction finale sera alors prononcée par celui qui mourut pour eux en l’an 31, et qui les sauva par sa grâce. « Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes de la ville ! » (Apocalypse 22:14). Quel jour glorieux quand les saints y entreront d’un pas décidé !
Le résumé suivant rassemble tous les éléments étudiés ci-dessus :
« Le Seigneur Dieu du Ciel n’enverra pas ses jugements sur le monde à cause de la désobéissance et de la transgression, tant qu’il n’aura pas envoyé ses sentinelles afin de lancer un avertissement. Il ne clôturera pas la durée du temps de grâce tant que le Message ne sera pas proclamé plus clairement.
« La loi de Dieu doit être exaltée; ses exigences doivent être présentées dans leur véritables caractère sacré, afin que les gens puissent être amenés à se décider pour ou contre la vérité. Pourtant, l’oeuvre s’achèvera rapidement dans la justice. Le Message de la justice de Christ doit retentir, d’une extrémité de la terre à une autre, pour préparer la voie du Seigneur. C’est la gloire de Dieu, qui termine l’oeuvre du troisième ange. » [3]
L’un des évènements les plus étranges, dans toute l'histoire militaire, eut lieu alors que les Alliés étaient sur le point d’envahir la Normandie, en 1944. Le maréchal Erwin Rommel, connu comme « le renard du désert », était responsable des forces armées d’Hitler dans le Nord de la France. Le 4 juin, deux jours avant le débarquement, Rommel prit une permission pour s’absenter momentanément, et il retourna en Allemagne. Pourquoi ? Pour deux raisons. Premièrement, il fut informé par la marine allemande que des orages et une mer houleuse pourraient empêcher une invasion alliée. Deuxièmement, le 6 juin était l’anniversaire de son épouse. Le matin du 6 juin, il reçut la nouvelle que le débarquement avait eu lieu. » Il était trop tard. C’était le « commencement de la fin ». Le « renard du désert » a dû répondre à la nouvelle en disant : « Que je suis stupide ! » Bientôt, il n’y eut plus de Troisième Reich.
En ce moment même, le Père, son Fils et le Saint-Esprit se préparent pour un débarquement final, et une invasion sur toute l’étendue de l’empire de Satan. Êtes-vous prêts ? la dernière pluie va bientôt tomber, et le Message de la justice de Jésus-Christ va visiter la terre entière. « Car le Seigneur exécutera pleinement et promptement sur la terre ce qu’il a résolu » (Romains 9:28). Êtes-vous prêts ? Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser passer ce message et de finir dans le camp de l’ennemi. Si nous agissons ainsi, nous crierons d’angoisse à la fin des milles ans : « Que je suis stupide ! » Oh ! Que Dieu nous aide à comprendre, mettre en pratique et proclamer d’une voix forte : « Voici l’épreuve grandiose qui doit décider de la destinée éternelle du monde : les commandements de Dieu et la foi de Jésus. » [4]
Si nous ne le faisons pas, qui le fera ? Pendant la seconde guerre mondiale, un pasteur luthérien a écrit, de sa prison en Allemagne : « Quand ils vinrent chercher les Bohémiens, je ne dis rien. Quand ils vinrent chercher les Juifs, je ne dis rien. Quand ils vinrent chercher les Chrétiens, je ne dis rien. Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour dire quoi que ce soit ». Chers amis, bientôt il sera trop tard pour dire quoi que ce soit.
Il est presque minuit. Le compteur du Ciel va bientôt cliqueter et on entendra ces trois mots : « Tout est accompli ! » (Apocalypse 16:17). Frères et soeurs, soyons attentifs : « Le temps de l’épreuve est juste devant nous, car le Grand Cri du troisième ange a déjà commencé avec la révélation de la justice de Christ, le Rédempteur qui pardonne les péchés. C’est le début de la lumière de l’ange dont la gloire remplira la terre entière. » [5] Le moment sera venu quand « un seul intérêt prédominera, un seul sujet fera disparaître tous les autres : Christ notre justice » [6].
Dieu a parlé. Avez-vous entendu sa voix ? J’espère et je prie pour cela. Maintenant, c’est le moment de comprendre le Message, et d’être des messagers prêts pour donner de message. Maintenant, c’est le moment de proclamer « le Message du troisième ange pour aujourd’hui », avec la puissance du Saint-Esprit. Que Dieu unisse nos coeurs dans « un seul et commun accord », et qu’il nous fortifie pour partager, en nous basant sur la Bible, l’amour de Jésus-Christ pour un monde qui se perd.
Notes :