Nous concluons qu’un homme est justifié par la foi « sans les oeuvres de la loi » (Romains 3:28). « Étant donc, justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ » (Romains 5:1). Le 4 avril 1893, l’article d’Ellen White intitulé « Allocution à l’Église » parut dans la revue The Review and Herald. Elle identifia « les plus douces mélodies qui viennent de Dieu par des lèvres humaines », comme étant « la justification par la foi et la justice imputée de Christ » [1] Cette vérité est infiniment plus importante que de gagner aux courses ou à la loterie ou le gros lot à Las Vegas. Ces divertissements ne font que détourner les esprits de l’or véritable de la justice de Jésus-Christ.
Cette vérité, au sujet de la justification par la foi, est l’une des plus glorieuses de la Parole de Dieu et elle transforme la vie. C’est le centre du « Message de 1888 pour aujourd’hui ». Dans sa lettre Souvenirs de Minneapolis, Ellen White écrivit : « Le pasteur E. J. Waggoner a eu le privilège de parler distinctement et de présenter clairement ses idées sur la justification par la foi et la justice de Christ en relation avec la loi. Ce n’était pas une nouvelle lumière, mais une ancienne placée là où elle doit l’être dans le message du troisième ange. » [2] Comme nous l’avons vu, la justification se réfère spécialement à notre position devant Dieu et sa loi des dix commandements. Waggoner a écrit dans la revue Signs : « La justification se réfère à la loi morale. Suite à la transgression de cette loi, l’homme a besoin de la justification. » [3]
Comme nous l’avons vu, la loi de Dieu est « juste » (Romains 7:12). Devant « la loi... toute bouche est fermée », et « tout le monde est reconnu coupable devant Dieu » (Romains 3:19).
Être « justifié » signifie simplement que nous ne sommes plus « coupables devant Dieu ». Notre péché et notre culpabilité nous sont enlevés. Quand Dieu nous regarde, il nous considère comme « justes », même si nous avons précédemment violé les dix commandements. Ellen White l’explique de cette manière : « Il ne tient qu’à nous d’aller à Jésus pour être purifié et pour subsister devant sa loi sans confusion ni remords. » [4] Parce que la justice a été satisfaite au Calvaire, Dieu peut « être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus » (Romains 3:26). « Quelle glorieuse vérité ! Juste devant sa loi, tout en justifiant tous ceux qui croient en Jésus. » [5] Qu’est-ce qui pourrait être plus merveilleux ? Et c’est notre « privilège » de vivre cette expérience !
Qu’en est-il de cette autre expression : « La justice imputée de Christ » ?
Ellen White écrivit : « Avant la chute, il était possible à Adam d’acquérir un caractère juste par l’obéissance à la loi de Dieu. Mais il échoua. » [6] Mais là où Adam « échoua », Jésus-Christ réussit il y a 2000 ans. Il forma un « caractère juste par l’obéissance à la loi de Dieu. » Ce caractère est « la justice de Christ ». Paul parla du « bonheur de l’homme à qui Dieu impute la justice sans les oeuvres » (Romains 4:6). Le mot « imputer » veut dire « créditer ». Ce que les Écritures disent, c’est que Dieu créditera ou mettra « la justice de Christ » à notre compte personnel dans « les livres ». (Cf. Daniel 7:10). Alors, quand Dieu vérifiera notre dossier, non seulement il verra nos péchés violant les dix commandements « couverts », mais il verra aussi les 33 années d’obéissance de Jésus-Christ à la place de ces péchés ! Cette vérité est la gloire du message du troisième ange.
E. J. Waggoner l’expliqua dans la revue Signs : « Or Dieu dit qu’il imputera la justice de Christ à tous ceux qui croient pleinement en lui. Imputer signifie ‘mettre au compte de’. Donc, il faut comprendre que lorsqu’on accepte Christ, sa justice est mise à notre compte. Ainsi, ‘la justice de Dieu’ s’est manifestée dans notre vie passée, même si nous n’avons jamais fait un seul acte de justice. Donc, nous avons la merveille de l’obéissance parfaite à la loi, sans un seul acte juste de notre part. La justice de Dieu sans la loi -- la justice de Christ nous est imputée. » [7]
Ellen White dit : « La justice de Christ est mise sur le compte du débiteur et, à côté de son nom dans le bilan comptable, il est écrit : pardonnée, vie Éternelle. » [8] « Le Seigneur impute la justice du Christ au croyant, et le déclare juste devant l'univers. » [9] Combien ce message est-il d’une importance cosmique » ? ! ! !
Ceci est la véritable bonne nouvelle du « Message de 1888 pour aujourd’hui ! » Comme une « grande lumière » avec « la puissance spéciale du Saint-Esprit », elle brilla sur les délégués à Minneapolis ! « Le Soleil de Justice » commença à briller à travers les nuages sombres de l’incrédulité avec « la guérison sous ses ailes » (Malachie 4:2). Avec un amour profond pour Jésus, Ellen White écrit : « Je vois la beauté de la vérité dans la présentation de la justice de Christ en relation avec la loi, comme le docteur [E. J. Waggoner] nous l’a exposée. Beaucoup de vous disent que c’est la lumière de la vérité. Pourtant, vous ne l’avez pas présentée avec cette lumière, jusqu'ici. » [10] « À Minneapolis, Dieu donna des pierres précieuses de vérité à son peuple dans de nouveaux écrins » [11] Oui, c’était nouveau. C’était biblique. C’était puissant ! C’était « le début de la lumière de l’ange dont la gloire remplira toute la terre » [12].
Mais quelqu’un était là, dans les ombres de Minneapolis, et qui n’était pas heureux du tout. C’était Lucifer lui-même. Bien qu’étant un ange puissant, il trembla pour sa propre existence. Il tint conseil avec ses anges. Chacun d’eux savait bien que si ce message n’était pas stoppé, ce serait le jour de la défaite pour tout le royaume des ténèbres. Ils comprirent tous que, pour les pécheurs mortels, « l’idée que la justice de Christ nous est imputée, non à cause d’un quelconque mérite de notre part, mais comme un don gratuit de Dieu, est une précieuse pensée. L’ennemi de Dieu et de l’homme ne veut pas que cette vérité soit clairement présentée, car il sait que si les gens la reçoivent complètement, sa puissance sera brisée » [13]. Satan ne veut pas que « sa puissance soit brisée ! »
Si vous êtes découragé et que quelqu’un vous donne un million d’euros en main propre, exonérés d’intérêts, sans coéditons, cela ne produirait-il aucun effet en vous ? Maintenant, si Dieu lui-même mettait sur votre compte personnel, dans le ciel, 33 années de la justice de Jésus-Christ et ensuite « vous déclarait juste devant l’Univers, « cela rendrait-il votre vie chrétienne plus ardente ? Pensez-vous que la révélation de cet amour indicible aiderait à déraciner cette « racine même de tout péché, le désir égoïste dont jaillit l’acte du péché ? » [14] Cela vous aiderait-il à vous débarrasser de cette « sympathie pour le diable » qui est latente dans votre vie ? Aujourd’hui, c’est toujours le plan de Dieu que « cette vérité » procure « la puissance spéciale du Saint-Esprit » qui nous permette de nous séparer de Satan et d’apporter « la vérité au monde comme les apôtres l’ont proclamée après le jour de la Pentecôte » [15] ? Ne sommes-nous pas à l’époque de la seconde Pentecôte ?
De la Nouvelle Zélande, en 1893, Ellen White a écrit à A. T. Jones : « Il y a des conditions pour que nous recevions la justification, la sanctification et la justice de Christ. » [16] Mais ceci ne doit pas du tout nous décourager. Pourquoi ? Parce que : « Les conditions auxquelles Dieu accorde sa miséricorde sont simples, justes et raisonnables. » [17] C’est pourquoi Paul écrivit que « la justice de Dieu » vient « par la foi en Jésus-Christ » (Romains 3:22). Dieu peut « être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus » (Romains 3:26). « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ » (Romains 5:1). Avec la foi comme condition, cela au lieu de nous décourager, doit nous rendre très heureux.
Deux ans après la Conférence de Minneapolis, Ellen White nous dit exactement comment nous pouvons remplir cette condition « simple, juste et raisonnable » du Seigneur. « La justice est l’obéissance à la loi. La loi exige la justice que le pécheur lui doit, mais il est incapable de la lui rendre. La seule façon pour qu’il puisse obtenir la justice, c’est par la foi. Par la foi il peut apporter à Dieu les mérites de Christ, et le Seigneur met l’obéissance de son Fils sur le compte du pécheur. La justice de Christ est acceptée à la place de l’échec de l’homme et Dieu reçoit, pardonne, justifie l’âme repentante et croyante, et la traite comme si elle était juste. Et il l’aime comme il aima son Fils. Voilà comment la foi est considérée comme justice. » [18]
Quand nous prions, nous devons être assez simples pour « apporter à Dieu, par la foi, les mérites de Christ ». Comme un petit enfant, nous pouvons dire : « Père, voici les mérites de Jésus ». Si nous voulons agir de cette manière, alors le Seigneur Jésus lui-même nous assurera que nous sommes justifiés. Si nous ne sommes pas suffisamment simples, nous passerons complètement à côté de la justification. Jésus dit : « Quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point » (Luc 18:17). Nous pouvons le faire, et puis faire confiance au Seigneur que cela se réalise, que nous avons reçu « un pardon entier et complet du péché ».
« La foi est la seule condition pour pouvoir obtenir la justification, et la foi comprend non seulement la croyance mais aussi la confiance. » [19] Oui, nous devons avoir confiance en la main qui fut clouée à la Croix, pour nous. Paul écrivit : « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ » (Romains 10:17). La Parole de Dieu produit la foi. Quand nous avons «entendu » le message d’amour et de souffrance de Jésus pour nous, cela n’a-t-il pas produit assez de foi dans votre coeur pour avoir confiance en lui ? Jésus dit : « Que votre coeur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi » (Jean 14:1). L’Évangile de Jean dit aussi : « Celui qui croit en lui n’est point jugé » (Jean 3:18). N’oublions pas, la justification est l’opposé de la condamnation.
Une fois, j’ai vu une bande dessinée humoristique dans un journal, représentant un homme suspendu à une grosse branche d’arbre en haut d’une falaise. Comme la branche commençait à craquer, il cria vers le ciel : « Est-ce qu’il y a quelqu’un là-haut ? Au secours ! Dieu répondit du ciel : « Je suis-là » L’homme suspendu demanda : « Que vais-je faire ? » La voix de Dieu dit : « Laisse-moi faire. Mes mains sont au-dessous de toi. Fais-moi confiance. »
L’homme suspendu réfléchit un moment. Dans la dernière image de la bande dessinée, on voit qu’il cria à nouveau vers le ciel : « Y a-t-il quelqu’un d’autre là-haut ? » Ce pauvre homme manquait de foi. La Bible dit : « Car rien n’est impossible à Dieu » (Luc 1:37). Si nous voulons seulement avoir confiance au Seigneur Jésus-Christ, il nous revêtira sûrement de la robe blanche de sa justice. Oh, combien il désire ardemment réaliser cela pour chacun de nous !
Pour montrer sa foi, l’homme de la bande dessinée avait besoin de se détacher de la branche. Nous avons aussi besoin de vouloir nous détacher de nos péchés. La Bible est si simple concernant la condition et la promesse. Il est écrit : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1:9). Malheureusement, « c’est ici que des milliers de pécheurs font erreur : ils ne croient pas que Jésus leur pardonne personnellement, individuellement. Ils ne prennent pas Dieu au mot. Tous ceux qui se soumettent au Seigneur peuvent savoir positivement que le pardon de tous leurs péchés leur est gratuitement accordé. Mettez de côté la pensée erronée que les promesses de Dieu ne vous concernent pas. Elles concernent chaque pécheur repentant » [20]. Oui, les promesses de Dieu sont pour vous. Jésus vous aime. Il mourut pour que vous puissiez être pardonnés. Il est votre Sauveur qui pardonne les péchés et qui aspire à vous voir rentrer à la maison.
Une fois, un jeune adolescent insouciant a eu une terrible dispute avec son père. Ses derniers mots furent : « Je m’en vais ! Tu ne me reverras plus ! », et il sortit furieux de la maison. Il pensait qu’il pouvait se débrouiller tout seul. Mais, après trois années difficiles, des pensées de repentances le dirigèrent vers la maison. « Mon père voudra-t-il me reprendre ? » se demandait-il. Finalement, il trouva le courage de téléphoner à sa mère : « Maman, s’il te plait, parle à papa. Dis-lui que je passerai en train au pied de notre colline lundi prochain dans l’après-midi. Demande-lui de suspendre quelque chose de blanc au porche, s’il veut bien que je revienne à la maison. Si je ne vois rien de blanc, alors je comprendrai ». Il raccrocha.
Le lundi matin, un adolescent craintif monta dans le train et se retrouva assis à côté d’un pasteur. « Pourquoi es-tu aussi nerveux ? » Le garçon lui raconta toute l’histoire. « Monsieur », dit-il « quand nous arriverons à ce tournant, voudriez-vous regarder par la fenêtre la maison qui se trouve au sommet de cette colline ? Si vous ne voyez rien en blanc, dites-le-moi. J’ai peur de regarder. »
Comme le train arrivait à ce virage, et que le pasteur regardait par la vitre, ce qui vit faillit lui faire oublier sa dignité. Sautant sur ses pieds, il criait : « Regarde mon fils, regarde ! » Quand le garçon ouvrit les yeux, il vit sa petite maison sur la colline complètement recouverte de tous les draps, mouchoirs, couvre-lits, torchons blancs et de toutes les couvertures, nappes, serviettes de table blanches que ses parents possédaient. Oh, comme ils voulaient qu’il revienne à la maison ! Aussi vite que possible, le garçon monta la colline en courant, franchit le porche et les draps blancs pour se jeter dans les bras de ses parents qui l’attendaient.
Jésus veut-il que vous reveniez à la maison ? Oh, mes amis, si seulement vous saviez combien il le veut ! N’allez-vous pas répondre à son souhait en prenant la décision de quitter « ce pays lointain » et de retourner à la maison de votre Père ? Si vous le faites, il vous pardonnera sans aucun doute. Bien plus, il commandera « à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et revêtez-le » (Luc 15:22). « La plus belle robe » n’est rien d’autre que la robe pure et blanche de la justice de Jésus-Christ ! Oui, Jésus vous aime, et il vous veut à la maison. Jésus dira : « Ôtez-lui les vêtements sales... Je te revêts d’habits de fête » (Zacharie 3:4). Vous pouvez lui faire confiance. Il n’y a pas de plus grand amour dans ce monde que l’amour de Jésus-Christ. C’est parce qu’il n’a pas voulu de cet amour que le monde est en train de périr.
Nous avons besoin d’avoir foi en « son sang » (Romains 3:25). Dans la chambre haute, Jésus dit : « Car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés » (Matthieu 26:28). « Le péché est la transgression de la loi » (1 Jean 3:4), et Jésus dit clairement que son sang peut « remettre » ou ôter nos péchés. Jean s’écria : « À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang » (Apocalypse 1:5).
Est-il possible de croire en ce que nous ne pouvons pas expliquer ? Je ne peux pas expliquer comment mon coeur bat, mais je sais qu’il le fait. Je ne peux pas expliquer comment mon cerveau fonctionnent, mais je suis reconnaissant pour cela. De même, je ne peux pas expliquer exactement comment le sang de Jésus-Christ a la puissance de laver le monde de ses péchés, de la transgression des dix commandements. Mais, je sais que c’est vrai. C’est ainsi, parce que la Bible le dit !
« Le Message de 1888 pour aujourd’hui » insiste énormément sur le sang de Jésus-Christ. « Le Seigneur, dans sa grande miséricorde, envoya un très précieux message à son peuple par les pasteurs Waggoner et Jones... L’efficacité du sang de Christ devait être présentée aux gens avec vigueur et puissance, afin que leur foi puisse saisir ses mérites... Tout péché reconnu devant Dieu avec un coeur contrit, il l’enlèvera. Cette foi est la vie de l'Église. » [21] Lucifer désir « la mort de l’Église ». Le diable est « un dieu de mort ». Entrez seulement dans n’importe quel magasin de disques et regardez les couvertures des albums de rock and roll. Vous verrez des têtes de mort, des os en croix, des cimetières et des cercueils. Satan sait que « la vie de l’Église » dépend de la foi dans le sang de Jésus. Voilà pourquoi il veut que ce sujet soit « mort et enterré ». C’est le temps pour une résurrection.
« La vraie religion, la seule religion de la Bible » est « de croire au pardon des péchés, à la justice de Christ et au sang de l'Agneau. » [22] Ceci est la vraie religion. Tout autre chose est une contrefaçon. « La foi saisit la justice de Christ et se l’approprie... Que le pécheur, par la foi, applique les mérites du sang d’un Rédempteur crucifié à son propre cas -- ‘le Seigneur ma justice’. » [23] Jésus est votre justice. Vous devez avoir confiance en lui pour ceci. Son sang fut versé pour vous. Vous devez y croire. Votre foi personnelle doit « appliquer les mérites du sang d’un Rédempteur crucifié » à votre « propre cas ». Vous devez, par la foi, appliquer le sang purificateur de Christ pour couvrir vos péchés personnels de transgression des dix commandements. Voici la promesse : « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ». Croyez-le.
La nuit de l’Exode, Dieu lui-même dit aux Israélites : « On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons ». Le Seigneur déclara : « Je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous » (Exode 12:7,13). Ce fut la naissance de la nation juive. Elle est « née sous le sang ». Moins d’un an après la Conférence de Minneapolis, Ellen White a écrit dans The Review and Herald : « Aspergez le sang de l’Agneau du Calvaire sur les poteaux des portes, et vous serez en sécurité. » [24] Cette « projection de la foi », dans le sang de Jésus, donnera à notre âme la naissance d’une nouvelle vie. Dieu lui-même « passera par-dessus nos péchés. » « Nous sommes justifiés par son sang » (Romains 5:9), car « le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1:7).
Dans un chapitre sur la Pâque, la petite dame a écrit : « Mais il ne suffisait pas que l’agneau pascal fût immolé; il fallait que son sang fut aspergé sur les poteaux de la porte. C’est ainsi que les mérites du Sauveur sont imputés aux âmes pour chacun individuellement, à condition qu’il s’approprie les vertus de son sacrifice expiatoire. » [25] La seule sécurité pour les Israélites, était le sang sur les poteaux des portes. Dieu a dit : ‘Je verrai le sang, et Je passerai par-dessus vous’ (Exode 12:13). Tous les autres dispositifs de sécurité seraient inutiles. Seul le sang sur les linteaux des portes barrerait le chemin pour que l’ange de la mort n’entre pas. Il n’y a de salut pour le pécheur, que dans le sang de Jésus-Christ, qui nous purifie de tout péché. L’homme d’un niveau intellectuel élevé peut avoir de vastes réserves de connaissances, il peut se livrer à des spéculations théologiques, il peut être grand et honoré des hommes, et être considéré comme le dépositaire du savoir; mais à moins d’avoir la connaissance du salut de Christ crucifié pour lui, et de saisir par la foi la justice de Christ, il est perdu. » [26]
Je suis juif (au moins aux trois-quarts). Je suis aussi le premier-né de ma mère. Croyez-moi, si je m’étais trouvé en Égypte quand l’ange de la mort est passé, j’aurais pris bien soin de m’assurer que mon père mette ce sang sur les linteaux de notre porte ! Pourtant, c’était seulement la vie physique de la personne qui était en jeu. Actuellement, nos âmes sont en jeu. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous tromper sur ce sujet. On nous a fait savoir que si nous « ne saisissons pas par la foi les mérites du sang de Christ », nous sommes perdus. Éternellement perdus. La phrase populaire : « vous n’avez qu’une seule vie », sera vraie pour ceux qui refuseront de faire confiance au sang de Jésus !
Dans son commentaire sur Romains 3:23,24, Waggoner a écrit : « Tous ont péché, et tous sont coupables devant Dieu; et la seule façon pour quiconque de pouvoir échapper à la condamnation finale, c’est grâce à la foi dans le sang de Christ. Tous ceux qui croient en lui sont justifiés gratuitement par la grâce de Dieu et sa justice leur est imputée bien qu’ils aient violé la loi. » [27] Dans son article « Expérience après la Conférence de Minneapolis en 1888; le danger du légalisme; la liberté religieuse réaffirmée », Ellen White incita les pasteurs adventistes du Septième Jour à « en parler, à prier pour cela. Sans le sang versé, il n’y a pas de rémission des péchés. Alors, pourquoi ne pas insister sur la nécessité de la foi dans le sang de Jésus-Christ ? » [28]
« Combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! » (Hébreux 9:14).
John Bunyan écrivit une allégorie célèbre sur la vie chrétienne, ayant pour titre « Le voyage du pèlerin ». Dans l’histoire, Mr Chrétien se dirigeait vers la Cité Céleste avec un énorme fardeau sur le dos. Après être monté péniblement sur une colline, il arriva à la Croix. Là, son fardeau tomba de son dos et roula jusqu’en bas de la colline. C’est ce qui se passera pour nous, quand nous aurons une foi simple, comme un petit enfant, dans le sang de Jésus-Christ. Son sang « débarrassera notre conscience » du fardeau écrasant de notre culpabilité « devant Dieu » (Romains 3:19). Le « poids pesant » de la condamnation de la loi disparaîtra ! Je ne peux pas l’expliquer. Mais, je sais que c’est vrai. Je l’ai vécu !
Ceci seulement peut nous délivrer de l’esclavage « des oeuvres mortes » (Hébreux 9:14). Que sont les « oeuvres mortes » ? Pourquoi ? Ce sont nos propres efforts afin de nous rendre acceptables devant Dieu ! Ce sont « des oeuvres mortes » parce qu’elles aboutissent à la « mort ». Nous ne pouvons pas gagner, ou faire des oeuvres pour mériter le pardon de Jésus. Mais quand nous « apportons à Dieu les mérites de Christ », confiants seulement en son sang versé, nous sommes « gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3:24). La libération de la culpabilité ne vient pas de nos performances, mais de la foi en son expiation ! Avec notre culpabilité enlevée, nous pouvons enfin « servir le Dieu vivant ». Voilà « Le voyage du pèlerin ». Louanges au Seigneur Jésus-Christ !
Beaucoup de gens sont hospitalisés dans des hôpitaux psychiatriques à cause de la culpabilité. L’un des plus grands défauts de la psychologie, dans les années 1990, provenait du fait qu’elle a « manqué le coche » en se montrant compréhensive envers la culpabilité dans la conscience humaine, parce que ce sont des péchés personnels, des transgressions des dix commandements. Peu de médecins spécialistes connaissent cette « vérité » concernant la loi, le péché, la culpabilité et la solution dans le sang de Jésus. Des psychologues font une fortune en essayant d’aider de nombreuses personnes, dont le véritable fardeau caché est la culpabilité. La culpabilité cause le stress, et détruit le bonheur et la joie de vivre.
Une fois, un homme dans cette situation se rendit chez son docteur. Il ressentait des douleurs dans le dos, la poitrine et la tête. Après avoir fait le résumé d’une série d’examen, le docteur déclara : « Je crois que je ne peux pas trouver de véritable cause physique à votre état. »
« Que dois-je faire ? » répondit l’homme accablé.
Après avoir réfléchi un moment, le docteur lui dit : « Je sais ! Vous avez besoin de quelque chose qui vous remonte le moral. Allez donc en ville demain soir, dans les rues de Fifth and Main. Il y a un clown qui donnera un spectacle pour les enfants de l’école. C’est très amusant. Peut-être que le fait de rire aux éclats apaisera vos pensées et vous aidera à faire partir vos symptômes. »
Le patient retira ses lunettes et, avec des yeux sombres de désespoir, il regarda le médecin. « Docteur », dit-il, « Je suis ce clown ! »
Cher lecteur, chère lectrice, la solution du problème de la culpabilité n’est pas le fou rire, le fait de relativiser les choses, la drogue, l’alcool, le plaisir, les livres de confiance en soi, les thérapies coûteuses ou même, les bonnes oeuvres. La culpabilité peut être enlevée de la conscience, uniquement pas la foi dans le sang du Seigneur Jésus-Christ.
Les Écritures associent, « la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus-Christ » (Actes 20:21). Jésus dit : « Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle » (Marc 1:15). Salomon écrivit : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde » (Proverbes 28:13). La vraie foi et la repentance sont inséparables. La véritable foi est de s’accrocher aux promesses de Jésus, avec les deux mains. Nous ne pouvons absolument pas le faire, si une main tient encore nos péchés. Nous n’avons pas à « devenir justes » avant que Dieu enlève notre culpabilité. Mais nous devons faire un choix pour laisser partir le péché connu. Ce n’est pas une « bonne oeuvre » pour gagner la faveur de Dieu, mais simplement l’accomplissement de ses conditions. Parce que Dieu est toujours juste, il peut « être juste tout en justifiant » uniquement « celui » qui s’abandonne et « qui a la foi en Jésus » (Romains 3:26).
Ézéchiel écrivit : « Revenez et détournez-vous de toutes vos transgressions, afin que l'iniquité ne cause pas votre ruine. » (Ézéchiel 18:30). Ellen White approuva : « Une confession ne sera jamais acceptée par Dieu si elle n’est pas accompagnée d’un repentir sincère et d’une réforme. Il faut qu’un changement radical de la vie l’accompagne et que tout ce qui n’est pas agréable à Dieu soit mis de côté. » [29] « Dieu exige le don inconditionné du coeur avant que la justification soit possible. » [30] « Un pécheur est justifié devant Dieu quand il se repent de ses péchés. » [31] « Dieu accueille, pardonne et justifie le croyant repentant. » [32] « La justice de Christ ne couvrira pas un seul péché que nous chérissons. » [33] « Christ doit être élevé, car il est un Sauveur qui pardonne la transgression, l’iniquité et le péché, mais qui ne justifiera nullement le coupable non repentant. » [34] Nous devons accepter la simple vérité biblique que « les péchés non confessés ne seront jamais pardonnés » [35].
Pourquoi devrions-nous hésiter à nous abandonner totalement à Jésus ? Ellen White posa ces questions pénétrantes : « Avez-vous le sentiment que c’est un sacrifice trop grand de tout céder au Seigneur ? Vous demandez-vous : ‘Qu’est-ce que Jésus a fait pour moi ?’ Le Fils de Dieu a tout donné pour notre rédemption : sa vie, son amour, ses souffrances. Serait-il possible que nous, les indignes objets d’un si grand amour, nous lui marchandions nos coeurs ? » [36] Est-ce possible ? Alors que nous voyons l’amour de Christ, quand il fut suspendu à la Croix, comment ne pouvons-nous pas nous abandonner ? Quand nous voyons Jésus séparé de son Père à Gethsémani et au Calvaire, comment pouvons-nous refuser d’être séparés de nos péchés ?
La révélation d’un tel amour devrait rendre plus facile d’abandonner nos péchés, plutôt que de les garder. Qu’est-ce que le péché a déjà fait pour nous ? Comme le SIDA, il va nous détruire. Pourquoi ne pas le regarder bien en face, et lui dire : « Adieu » ? N’oubliez-pas : « Si Jésus n’est pas le Seigneur de tout, il n’est pas le Seigneur du tout ». Nous ne pouvons pas « ménager la chèvre et le chou ». Être quatre-vingt-dix-neuf pour cent pour Jésus, c’est en réalité être cent pour cent pour le diable.
Jésus « a vécu sur la terre au milieu des mêmes épreuves et des mêmes tentations que nous. Il a vécu sans péché. Il est mort pour nous et, maintenant, il nous propose de prendre sur lui nos péchés et de nous donner sa justice » [37]. Voici son offre de trillions de dollars, une offre inestimable. L’accepterez-vous ? La justice de Christ sera-t-elle transférée sur votre compte ?
La phrase suivante précise la condamnation et la promesse « Si vous vous donnez à lui et si vous L’accepté comme votre Sauveur, quelque coupable que votre vie ait pu être, vous êtes, grâce à lui, considéré comme étant juste. Le caractère de Jésus-Christ est substitué à votre caractère, et vous avez accès auprès de Dieu comme si vous n’aviez jamais péché. » [38]
En 1893, Jones dit aux délégués : « Il se donna lui-même pour nos péchés. Alors, je le répète, et vous le voyez, que c’est absolument pour vous et moi un choix vivant, quant à savoir si nous voulons avoir le Seigneur ou nous-mêmes, la justice du Seigneur ou nos péchés, si nous voulons suivre le chemin du Seigneur ou le nôtre ! Qui voulons-nous suivre ? [L’assemblée : Le chemin du Seigneur.] » [39]
Ces paroles me rappellent l’histoire d’un jeune homme qui était déterminé à être plus malin qu’un vieux sage chinois. Avec un oiseau vivant, caché entre ses deux mains, le jeune homme demanda à l’homme sage : « L’oiseau est-il vivant ou mort ? » Si le vieil homme avait répondu : « Il est vivant », le jeune aurait étouffé rapidement l’oiseau pour lui prouver qu’il avait tort. Si sa réponse avait été : « Il est mort », le jeune homme aurait ouvert ses mains triomphalement et aurait laissé l’oiseau s’envoler.
Pour ne pas se faire duper, le vieux sage répondit : « Il sera comme vous choisissez ».
C’est la même chose avec votre salut ! Si vous choisissez de vous abandonner à Jésus, les livres du Ciel, bien qu’ils soient cachés, témoigneront du fait. La justice de Christ sera transférée sur votre compte, et vous serez accepté par Dieu. Mais, si vous choisissez de vous accrocher à vos péchés, votre culpabilité restera dans les livres. Le « choix de la vie » vous appartient. Il en sera, comme vous le choisirez. Vous finirez soit « mort », soit « vivant ». En 1888, « à Minneapolis... ils auraient vécu une riche expérience. Mais le moi a dit : Non !... Le moi lutta pour être le maître. » [40] Voici la véritable bataille. La solution n’est pas dans les oeuvres, mais dans la soumission.
Un jeune homme rebelle, quand il avait vingt ans, ne vivait pour personne d’autre que lui-même. Après avoir commis plusieurs crimes, il fut finalement attrapé et jeté en prison. Après avoir purgé sa peine, il sortit et partit à la recherche de ses anciens copains. N’ayant nulle part où aller pour sa première nuit de liberté, il se souvint de sa mère et décida de « faire un saut » chez elle. La dernière fois qu’il l’avait vue, c’était à son jugement. Là, elle était bien portante, avait les joues bien roses et elle pleurait. Mais quand la porte de sa maison fut ouverte par une femme âgée et usée, aux cheveux gris, il ne put comprendre tout de suite ce qui s’était passé. Pendant une seconde ou deux, il la regarda fixement. Quand la vérité le toucha enfin, il s’écria : « Oh ! Maman, qu’est-ce que je t’ai fait ? » Puis il eut des larmes de repentance qu’aucune peine ni aucune prison n’avaient jamais pu lui arracher.
Pierre a dit : « Que toute la maison d'Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. » (Actes 2:36). Quand finalement, nous réaliserons que nous avons crucifié Jésus avec nos péchés personnels en transgressant la loi de Dieu, cela nous motivera à nous soumettre, comme rien d’autre ne peut le faire. Nous nous écrierons : « Oh ! Jésus, qu’est-ce que je T’ai fait ? » Ne voulant plus faire de peine à Jésus, nous abandonnerons le péché. Quand nous considérerons « quel amour il nous a témoigné » (1 Jean 3:1), ceci élèvera notre abandon très au-dessus de la peur d’une punition ou de l’espérance d’une récompense.
Ellen White l’approuva : « Le motif qui attire le coeur du pécheur est Christ, et Christ crucifié. Sur la Croix du Calvaire, Jésus s’est révélé au monde dans son incomparable amour. Présentez-les ainsi aux foules affamées et la lumière de son amour fera passer les hommes des ténèbres à la lumière, de la transgression à l’obéissance et à la véritable sainteté.
» Contempler Jésus sur la Croix du Calvaire réveille la conscience devant le caractère atroce du péché, comme rien d’autre ne peut le faire. Ce fut le péché qui causa la mort du Fils bien-aimé de Dieu, et le péché est la transgression de la loi. Sur Jésus furent déposés les iniquités de nous tous. Le pécheur admet alors que la loi est bonne; car il réalise qu’elle condamne ses mauvaises actions, tandis qu’il exalte l’amour sans égal de Dieu qui lui offre le salut grâce à la justice imputée de celui qui ne connut pas le péché, dans la bouche duquel il n’y eut pas de fraude. » [41]
« La justification par la foi est un mystère pour beaucoup. Un pécheur est justifié par Dieu, quand il se repent de ses péchés. Il voit Jésus sur la Croix du Calvaire. Pourquoi toute cette souffrance ? La loi de Jéhovah a été violée... et la peine prononcée contre le péché, est la mort. Mais : ‘Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle’ (Jean 3:16). Oh ! quel amour, quel incomparable amour ! Christ, le Fils de Dieu, qui meurt pour l’homme coupable. Le pécheur considère les obligations éternelles de la loi spirituelle de Dieu. Il voit l’amour de Dieu qui donne un Substitut et Garant au coupable, et ce Substitut est l’égal de Dieu.
La démonstration de la grâce dans le don du salut au monde remplit le pécheur d’étonnement. Cet amour de Dieu pour l’homme brise toutes les barrières. Le pécheur vient à la Croix, qui a été placée à mi-chemin entre la Divinité et l’humanité, et il se repent de ses péchés de transgression, car Christ l’a attiré à lui. Il ne s’attend pas à ce que la loi le purifie du péché, car la loi n’a pas la qualité de pardonner pour sauver le transgresseur de cette loi. il se confie au sacrifice d’expiation comme son seul espoir, par la repentance envers Dieu, -- parce que les lois de son gouvernement ont été transgressées -- et la foi dans notre Seigneur Jésus-Christ comme le Seul qui peut sauver et purifier le pécheur de toute transgression... Les pécheurs peuvent être justifiés par Dieu, seulement quand il pardonne leurs péchés, remet la peine qu’ils méritent et les traite comme s’ils étaient réellement justes; les recevant dans la faveur divine et les traitant effectivement comme s’ils étaient justes. Ils sont justifiés par la seule justice imputée de Jésus. » [42]
C’est le coeur du « Message de 1888 pour aujourd’hui ». Ellen White y fit référence comme étant « les charmes incomparables de Christ » [43]. Les yeux de la nature humaine doivent, d’une manière ou d’une autre, être détournés des feuilletons à « l’eau de rose », des choses mondaines étincelantes et séduisantes, et même de leurs propres oeuvres, pour contempler Jésus suspendu sur le bois. À Minneapolis, « le Seigneur, dans sa grande miséricorde, envoya un très précieux message à son peuple par les pasteurs Waggoner et Jones... Beaucoup avait perdu Jésus de vue. Ils avaient besoin de tourner les yeux vers sa divine personne, ses mérites et son amour immuable pour la famille humaine. » [44] Dans les années 1990, la plupart des gens avaient « perdu Jésus de vue » et tâtonnaient dans l’obscurité. Beaucoup demandaient : « Seigneur, nous voudrions voir Jésus » (Jean 12:21). Ne le révélerons-nous pas ? Si ce n’est pas maintenant, quand sera-ce ? Si ce n’est pas vous, qui sera-ce ?
Jésus dit : « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire » (Jean 6:44). « Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (Jean 12:32). Jésus attire le monde entier à lui. L’humanité est tellement faible et impuissante que l’on ne peut même pas commencer nous-mêmes. Une voiture ne peut aller nulle part, tant que quelqu’un ne tourne pas d’abord la clé de contact. C’est la même chose avec nous. Même la capacité de se repentir, de confesser nos péchés et d’avoir la foi en son sang, sont un don de sa grâce. Jésus est notre « Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés » (Actes 5:31). Ellen White fit ce commentaire : « Il est tout aussi impossible de se repentir sans avoir la conscience réveillée par l’Esprit de Dieu que d’obtenir le pardon sans Jésus-Christ. » [45] Jésus doit d’abord « réveiller notre conscience », avant même que vous voulions sortir du lit du péché.
Il est temps de se réveiller. Ceux qui désirent rester « endormis dans le désordre du péché », se font du mal à eux-mêmes. Satan a une provision infinie de somnifères. Mais l’alarme sonne : « Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera » (Éphésiens 5:14). « Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité, et ..., revenus à leur bon sens, ils se dégageront des pièges du diable, qui s’est emparé d’eux pour les soumettre à sa volonté (2 Timothée 2:25,26).
Il y avait beaucoup de programmes de « rétablissement » -- de remise en forme -- dans les années 1990. Mais le plus important est le « rétablissement en dehors du programme du diable, par le moyen de la justice par la foi » qui provient de la grâce de Jésus-Christ ! Que son amour s’empare de nos coeurs !
Paul écrivit : « Méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? » (Romains 2:4). « Il faut qu’il soit révélé aux pécheurs comme le Sauveur mort pour les péchés du monde. Car c’est la contemplation du Fils de Dieu sur la Croix du Calvaire qui commence à nous révéler le mystère de la rédemption; la bonté de Dieu qui y éclate nous amène à la repentance. En mourant pour les pécheurs, le Fils de Dieu a manifesté un amour incompréhensible; or, la contemplation de son amour touche le coeur, frappe l’esprit et brise toute résistance... Le pécheur peut résister à cet amour, refuser de se laisser attirer par le Sauveur. Mais la révélation du plan du salut l’amènera repentant au pied de la Croix, et il comprendra que ses péchés ont causé les souffrances du Fils de Dieu. » [46] L’amour de Jésus est un aimant qui attire sans cesse notre coeur à lui. Pourquoi lui résister ?
Dans cette décennie remplie de tremblement de terre, de divers vents de doctrine et d’une confusion générale, « Le Message de 1888 pour aujourd’hui » proclame « la justification par la foi dans le Garant » (Testimonies to Ministers, p. 91). Jésus seul est « notre Garant » [47]. Sa parole est une parole « plus certaine » (2 Pierre 1:19). Christ est « une ancre de l’âme, sûre est solide » (Hébreux 6:19). Par son obéissance parfaite, il a satisfait aux demandes de la loi et mon espérance est basée sur le fait que je regarde à lui comme mon Substitut et Garant, qui a obéi parfaitement à la loi pour moi. Par la foi dans ses mérites, je suis libéré de la condamnation de la loi. Il me revêt de sa justice, qui répond à toutes les exigences de la loi. Je suis parfait en lui qui apporte la justice éternelle. Il me présente à Dieu dans le vêtement céleste sans tache dont aucun fil n’a été tissé par un être humain. Tout vient de Christ, l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde, et toute la gloire, l’honneur et la majesté doivent lui être rendus. » [48]
Gabriel prédit que Jésus allait « amener la justice éternelle » (Daniel 9:24). Il l’a fait, et elle est effective pour vous tout de suite par la foi. « La disposition réalisée est complète, et la justice éternelle de Christ est placée sur le compte de toute âme croyante. La robe précieuse, sans tache, tissée sur le métier du Ciel, a été procurée pour le pécheur croyant et repentant. Et il peut dire : ‘Je me réjouirai en l’Éternel, mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu; car il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a couvert du manteau de la délivrance.’ (Ésaïe 61:10) » [49] Elle coûta la vie de Jésus. Pour nous, elle est un don gratuit.
« Le Message de 1888 pour aujourd’hui », qui est le message du troisième ange, parle des « commandements de Dieu » et de « la foi de Jésus » (Apocalypse 14:12). Qu’est-ce que « la foi de Jésus » ? Voici la réponse : « Le message du troisième ange est la proclamation des commandements de Dieu et de la foi de Jésus-Christ... ‘La foi de Jésus’. On en parle, mais elle n’est pas comprise. En quoi consiste la foi de Jésus, qui fait partie du message du troisième ange ? Jésus devenant notre Porteur du péché, afin de pouvoir devenir notre Sauveur pardonnant le péché, fut traité comme nous le méritons. Il vint dans notre monde et prit nos péchés pour que nous puissions obtenir sa justice. La foi dans la capacité de Christ de nous sauver abondamment, pleinement et entièrement, est la foi de Jésus. » [50] Jésus-Christ peut le faire ! Il se transporta au Ciel, et il peut nous y transporter aussi !
Jésus dit : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle » (Jean 6:47) et : « Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3:18). Dans son article « Souvenirs de Minneapolis », Ellen White écrivit concernant « la lumière très précieuse... du grand sujet de la justice de Christ en relation avec la loi... qui doit constamment être tenue devant le pécheur comme son seul espoir de salut » [51]. « Constamment », c’est tous les combien ? « Le pécheur doit toujours regarder au Calvaire; et avec la foi simple d’un petit enfant, il doit se reposer sur les mérites de Christ, en acceptant sa justice et en croyant en sa miséricorde. » [52] Est-ce que votre Père céleste vous aime ? Oui. Alors, pourquoi ne pas nous « reposer sur les mérites de Christ » ? et nous réjouir du « pardon complet et total du péché » grâce au sang de Jésus ?
Notes :