Cet article du 19 décembre 1994, dans « U.S. News and Word Report », révéla que : « Nous nous attendons à quelque chose de grandiose lorsque l’odomètre du monde touchera les trois zéros, ce sera d’une importance cosmique » (p. 62). Cette génération de la Guerre des étoiles est fascinée par le cosmos. Des films, comme E. T., L’homme des étoiles et Rencontre proches du troisième type, ont capté l’intérêt de millions de gens. Pourtant, le plus grand évènement de signification cosmique a eu lieu, il y a 2000 ans, quand un Être céleste a fait quelque chose sur la planète Terre, en l’an 31. Cet évènement a captivé l’attention de milliards de saints anges, qui n’avaient aucun intérêt pour le cinéma d’Hollywood. L’an 31 est le centre du « Message de 1888 pour aujourd’hui ».
Pour que le plan du salut s’accomplisse comme il le fallait, il était nécessaire que Jésus-Christ fasse plus que de développer un caractère juste, par l’obéissance aux dix commandements, en notre faveur. Il devait aussi « donner sa vie comme la rançon de beaucoup » (Marc 10:45). Dans son article significatif, « Souvenirs de Minneapolis », Ellen White témoigna : « Quand j’ai déclaré devant mes frères que j’avais entendu, pour la première fois, les opinions du pasteur E. J. Waggoner, certains ne m’ont pas crue. J’ai dit que j’avais entendu de précieuses vérités exprimées auxquelles je pouvais répondre de tout mon coeur, car ces vérités importantes et glorieuses, la justice de Christ et le sacrifice complet réalisé en faveur de l’homme, n’avaient-elles pas été gravées d’une manière indélébile dans ma pensée par l’Esprit de Dieu ? » [1] Quelque chose d’indélébile est une chose permanente, et ne peut jamais s’effacer.
À Minneapolis, « le Seigneur, dans sa grande miséricorde, envoya un des plus précieux messages à son peuple, à travers les pasteurs Waggoner et Jones. Ce message devait présenter, d’une manière plus évidente, au monde, le Sauveur élevé à la croix, le sacrifice pour les péchés du monde entier. » [2]
Il est temps de définir l’Évangile. L’apôtre Paul écrivit, sous l’inspiration du Saint-Esprit : « Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez dans les termes où je vous l’ai annoncé; autrement, vous auriez cru en vain. Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures » (1 Corinthiens 15:1-3). Voici l’Évangile, pur et simple. C’est la bonne nouvelle « que Christ est mort pour vos péchés ». Et encore, Christ « s’est donné lui-même pour nos péchés » (Galates 1:4). Qu’est-ce que le péché ? « Le péché est la transgression de la loi » (1 Jean 3:4).
Donc, l’Évangile est la bonne nouvelle que Jésus-Christ est déjà mort pour nos péchés de violation des dix commandements. Vous pouvez oublier le nom de quelqu’un, ou un rendez-vous, ou l’endroit où vous avez posé vos clefs de voiture. Mais, s’il vous plaît, surtout n’oubliez jamais ceci. Le salut de votre âme en dépend. Nous devons être extrêmement prudents afin de ne pas être trompés et « passer à un autre évangile. Non pas qu’il y ait un autre évangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent altérer l’Évangile de Christ » (Galates 1:6,7). Paul ressentait cela très fortement. Avec amour, il a averti au sujet de ceux « qui veulent altérer l’Évangile de Christ » ou « annoncer un évangile s’écartant de celui que nous avons prêché » (Galates 1:7,8). Il dit même que ceux qui font ceci, risquent d’être finalement « accusés » (Ibid.). Ellen White dit simplement : « Le Calvaire est un monument du sacrifice inouï exigé pour expier la transgression de la loi divine. » [3]
Au Mont Sinaï, le Seigneur se révéla lui-même à Moïse comme : « L’Éternel, l’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent, et qui punit l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération ! » (Exode 34:6,7). Ainsi, le caractère de Dieu est à la fois miséricorde et justice. Moïse ne résistera pas à cette révélation. Il ne souhaita pas que Dieu soit seulement « miséricordieux » et pas « juste ». Et « aussitôt Moïse s’inclina à terre et adora » (Exode 34:8). Bientôt, tous les sauvés chanteront « le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l’Agneau, en disant : Tes oeuvres sont grandes et admirables, Seigneur, Dieu tout-puissant ! Tes voies sont justes et véritables, Roi des nations ! » (Apocalypse 15:3).
Chaque fois qu’un homme commet un grave délit, interdit par une loi de justice de n’importe quel gouvernement terrestre, la justice exige qu’une peine soit exécutée. La loi de Dieu est « sainte, juste et bonne » (Romains 7:12), et elle est le fondement de son gouvernement dans le Ciel et sur la terre. Chaque fois qu’un être créé commet le délit grave de violer les dix commandements, la justice de Dieu exige aussi qu’une peine soit exécutée. Quelle est cette peine ? « Le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6:23). « Le salaire » n’est absolument pas « une conséquence naturelle ». Si vous travaillez, à la fin du mois votre salaire ne tombe pas « naturellement » dans votre poche. Il doit vous être « donné » par votre employeur. C’est la même chose pour « le salaire du péché ». Il sera « donné » aux perdus, à la fin. Dieu « rendra à chacun selon ses oeuvres » (Romains 2:6). « Car nous connaissons celui qui a dit : À moi la vengeance, à moi la rétribution ! » (Hébreux 10:30). Dans cette vie, nous faisons l’expérience « des conséquences naturelles du péché », mais ce n’est pas « le salaire du péché ». Il y en a seulement Un qui a pourtant déjà fait l’expérience du « salaire du péché », et c’est Jésus-Christ.
Deux ans après la Conférence de Minneapolis, E. J. Waggoner rédigea un article, dans la revue Signs, intitulé : La sanction de la loi. Il déclara cette affreuse vérité : « Si Adam avait souffert la peine de la loi, il serait mort d’une mort éternelle, car ‘le salaire du péché, c’est la mort’. Cela signifie une mort simple et absolue sans aucune espérance de résurrection. La sanction de la loi a frappé un seul être, et ce fut Christ. » [4]
Ellen White fut d’accord : « La peine doit être exigée. Le Seigneur ne sauve pas les pécheurs en abolissant sa loi, le fondement de son gouvernement dans le Ciel et sur la terre. Le châtiment a été enduré par le Substitut du pécheur. Non pas que Dieu soit cruel et impitoyable, et que Christ soit si miséricordieux... Dans les conseils du Ciel, avant la création du monde, le Père et le Fils avaient convenu ensemble que si l’homme se montrait déloyal envers Dieu, Christ, Un avec le Père, prendrait la place du transgresseur, et subirait la peine de la justice qui devait tomber sur lui. » [5]
Avant d’entrer dans le jardin de Gethsémani, Jésus dit ces mots mystérieux à ses disciples : « Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute, car il est écrit : Je frapperai le Berger, et les brebis du troupeau seront dispersées » (Matthieu 26:31). Ellen White se référa à ce même passage mystérieux, en décrivant la souffrance de Christ. « Ses souffrances trouvent leur meilleure description dans ces paroles du prophète : ‘Épée, lève-toi contre mon Berger, contre l’homme dont j’ai fait mon compagnon, dit l’Éternel des armées !’ (Zacharie 13:7). « En tant que Substitut et Garant de l’homme pécheur, le Christ subissait la justice divine. Il voyait ce que signifie cette justice. » [6] Ainsi, « l’épée » indiquée ici n’était pas « l’épée de l’injustice », brandie par Judas, le Sanhédrin, Ponce Pilate ou les soldats romains. Mais plutôt « l’épée de la justice devait maintenant s’élever contre le Fils bien-aimé de Dieu. » [7]
À cause de l’entrée du péché dans le jardin d’Éden, l’Agneau innocent dut souffrir dans un autre jardin, en dehors de Jérusalem. La même main, qui a écrit la description de son caractère sur des tables de pierre, devait être clouée sur la Croix. La peine, pour avoir violé les dix commandements donnés au Mont Sinaï, devait tomber, avec une force écrasante, au Calvaire. Comme il est écrit « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous » (Galates 3:13). « La mort de Christ proclama la justice de la loi de son Père punissant le transgresseur, en ce qu’il consentit à souffrir la peine de la loi lui-même pour sauver l’homme déchu de la malédiction de la loi. » [8] Et encore : « Il payait les justes exigences de la sainte loi de Dieu. » [9] Oui, une loi violée écrasa la Croix. Ce n’est pas une fantaisie, mais une intense réalité. D’ailleurs, nos bouches sont « fermées » (Romains 3:19), quand nous commençons à comprendre pourquoi Jésus a dû mourir.
Il est écrit que « Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier » (Matthieu 26:36). Quand Jésus entra en chancelant dans le jardin de Gethsémani, avec ses disciples, en ce fatidique jeudi soir, « il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses. Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort... Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Matthieu 26:37-39).
Gethsémani est une oliveraie située juste à l’est de Jérusalem. Le mot Gethsémani signifie littéralement « le pressoir à huile ». En cette nuit effrayante, « l’huile » de la vie de Christ fut réellement « pressée hors » de lui, quand les péchés du monde furent « pressés dans » son âme. Pendant qu’il priait, son visage était à deux doigts de la poussière.
Ce que nous sommes en train d’étudier, est tout à fait ce qui a changé ma vie, il y a 13 ans. En 1979, dans un dortoir d’un certain collège de l’État, je lisais le chapitre « Gethsémani » dans le livre Jésus-Christ. Je n’ai plus jamais été le même ensuite. Ce fut par ce chapitre que l’Esprit de Dieu m’a vraiment touché. Ce fut cette véritable révélation de l’amour et de la souffrance de Jésus qui me délivra d’une vie de marijuana et de cocaïne. En très peu de temps, ma formation commerciale changea pour s’orienter vers le ministère. Je ne crois pas que quelque chose d’autre aurait pu faire cela. La compréhension que Christ souffrait, à cause de mes propres péchés, les miens, brisa toutes les barrières. Justement l’Évangile est « la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » (Romains 1:16).
Puis-je vous suggérer de lire les chapitres « Gethsémani » et « Le Calvaire » en entier, quand vous en aurez l’occasion. Cela vous aidera à apprécier, plus profondément et de tout votre coeur, ce que Jésus a déjà fait pour vous. Jésus vous aime plus que vous pouvez l’imaginer. Je crois que la providence de Dieu vous a amené à cet instant. Il est temps pour « l’odomètre » de votre vie de « toucher » l’année 31. Il est temps pour l’Esprit de Dieu d’atteindre votre coeur. Au fur et à mesure que vous lisez le passage inspiré qui suit, laissez le Saint-Esprit vous imprégner de l’amour de Jésus-Christ. Tout ce qu’il a fait, ce fut pour vous. Vous pouvez incliner la tête et prier.
Il est écrit : « Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous » (Ésaïe 53:5,6). « Quand le Fils de Dieu s’inclina dans une attitude de prière, dans le jardin de Gethsémani, l’agonie de son esprit fit couler, de ses pores, de la sueur comme de grosses gouttes de sang. Ce fut là que l’horreur d’une grande obscurité L’entoura. Les péchés du monde reposaient sur lui. Il souffrait, à la place de l’homme, en tant que transgresseur de la loi de son Père. »
« Voici la scène de la tentation. La lumière de Dieu s’éloignait de sa vision et il passait entre les mains des puissances des ténèbres. Dans l’angoisse de son âme, il demeurait prostré sur la terre froide. Il comprenait le regard courroucé de son Père. Il avait pris la coupe de la souffrance, des lèvres de l’homme coupable, et proposait de la boire lui-même et de donner à l’homme la coupe de la bénédiction à la place. La colère, qui serait tombée sur l’homme, tombait maintenant sur Christ. » [10]
« Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! » (Matthieu 26:39). « Il sentait que le péché Le séparait de son Père. L’abîme était si large, si noir, si profond, que son esprit frissonnait... La lutte était effroyable. La mesure en était donnée par la culpabilité de sa nation, de ses accusateurs et du traître, par la culpabilité d’un monde plongé dans l’iniquité. Les péchés des hommes pesaient lourdement sur le Christ, qui se sentait écrasé par le sentiment de la colère dont Dieu frappe le péché. » [11] Parce que Dieu est juste, il « ne tient point le coupable pour innocent » (Exode 34:7). Néanmoins, parce que « Dieu est amour » (1 Jean 4:16), Jésus choisit « de boire la coupe préparée pour l’homme coupable » [12].
Le jour, que nous appelons « vendredi saint », fut un jour favorable pour nous, mais pas pour Jésus. Vers 9 heures du matin : « Arrivés au lieu nommé Golgotha, ce qui signifie lieu du Crâne, ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel; mais, quand il l’eut goûté, il ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort... Puis ils s’assirent, et Le regardèrent... Avec lui furent crucifiés deux brigands, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche » (Matthieu 27:33-38). Cloué à un arbre, entre deux brigands, Jésus-Christ était suspendu entre le Ciel et la terre. Avant sa crucifixion, Jésus avait dit à ses disciples : « Car, je vous le dis, il faut que cette parole qui est écrite s’accomplisse en moi : Il a été mis au nombre des malfaiteurs. Et ce qui me concerne est sur le point d’arriver (Luc 22:37). Cette fin était arrivée. Avec des clous dans ses mains et dans ses pieds, avec des épines enfoncées dans son front saint, Jésus-Christ souffrait sous le poids entier de la malédiction de la loi violée de Dieu. Il y a un chant qui dit : « Des clous dans ses mains. Une lance dans son côté. Peut-il exister un moyen pour que vous soyez capables de dire non à cet Homme ? »
Il y a beaucoup plus à la Croix que des clous et des épines. « La douleur de son corps ne fut qu’une faible partie de l’agonie du Fils bien-aimé de Dieu. Les péchés du monde reposaient sur lui, et aussi le sentiment du courroux de son Père, alors qu’il subissait la peine de la transgression de la loi. C’est ce qui brisa son âme divine. Le fait que son Père cacha sa face -- le sentiment que son propre Père bien-aimé L’avait abandonné -- cela causa son désespoir. La séparation, que le péché entraîne entre Dieu et l’homme, fut plus entièrement comprise et vivement ressentie par l’Homme innocent et souffrant du Calvaire. » [13]
Quand j’avais cinq ans, j’ai été transporté d’urgence à l’hôpital pour être opéré de l’appendice.
Je me souviens encore comme je criais à l’aide et me cramponnais à mon père, alors que le docteur m’arrachait de ses bras pour me faire entrer dans la salle d’opération. Je hurlais : Papa, papa, ne me laisse pas. » Mais en vain. Je fus séparé de mon père. Cher ami, chère amie, il en fut de même pour Jésus à la Croix ! Nous ne pourrons jamais pleinement nous rendre compte de l’horreur profonde que Christ connut, quand finalement il s’écria : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46). Il n’y a pas de peine, jamais prononcée par des lèvres humaines à travers toute l’histoire, aussi accablante que celle-ci. Ils avaient été un depuis l’éternité. Qu’est-ce qui causa cette séparation ? Nos péchés, en violant les dix commandements ! Quand nous transgressons la loi, nous brisons son coeur.
Dans un rêve, un homme vit un bourreau romain frapper avec un fouet le dos de Christ, la victime innocente. Des petites pointes de métal s’enfonçaient profondément dans sa chair. Finalement, l’homme, ne pouvant plus supporter cela, s’avança en courant et en hurlant : « Arrête ! » Mais, quand le soldat se retourna et le regarda en face, avec horreur, il se vit lui-même dans la personne du soldat ! De même, lorsque nous regardons la Croix, nous nous voyons nous-mêmes. Nous voyons ce que nos péchés ont fait au Fils de Dieu.
Comme le dit le chant : « Je suis le seul à blâmer. J’ai causé toute sa souffrance. Il s’est donné lui-même, le jour où il porta ma couronne.
« Le Christ s’est substitué à nous, il a porté l’iniquité de tous. Il a été mis au nombre des transgresseurs, afin de pouvoir nous racheter de la condamnation de la loi. La culpabilité de tous les descendants d’Adam pesait sur son coeur; l’effroyable manifestation de la colère que Dieu éprouve contre le péché remplissait de consternation l’âme de Jésus... Maintenant, sous le poids de la culpabilité qui L’accable, il ne lui est pas donné d’apercevoir le visage miséricordieux du Père... Sachant que le péché est odieux à la Divinité, il redoutait que la séparation ne fût éternelle... Le sentiment du péché, qui faisait reposer la colère du Père sur lui en tant que substitut de l’homme, voilà ce qui rendit sa coupe si amère, ce qui brisa le coeur du Fils de Dieu... Il a porté le péché, il a subi la colère de la justice divine; pour toi, il a été traité comme le péché même. » [14]
La pendaison à un arbre n’a-t-elle aucune signification ? Paul écrivit : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous -- car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois » (Galates 3:13). Dans l’Ancien Testament, les plus grands offenseurs de Dieu étaient pendus à des arbres. Moïse écrivit : « Si l’on fait mourir un homme qui a commis un crime digne de mort, et que tu l’aies pendu à un bois, son cadavre ne passera point la nuit sur le bois; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage » (Deutéronome 21:22,23). La malédiction, pour avoir violé la sainte loi de Dieu, est la mort. Et Jésus-Christ fut réellement « un objet de malédiction auprès de Dieu », quand il fut suspendu à cet « arbre » ! Oh, quelle merveille pour le Ciel et la terre !
Quand Dieu proclama sa loi au Sinaï, « toute la montagne tremblait avec violence » (Exode 19:18). A l’instant précis où Jésus mourut, « la terre trembla, les rochers se fendirent » (Matthieu 27:51). Et puis, ce fut le silence. Des milliards d’anges et d’êtres non déchus retinrent leur souffle. Imaginez que vous puissiez avoir entendu une punaise tomber dans l’univers entier. Jésus-Christ était mort. Il était toujours suspendu à la Croix. Alors, on entendit un cri qui résonnera dans l’éternité : « Maintenant le salut est arrivé, ainsi que la puissance, le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ » (Apocalypse 12:10).
« Par la grâce de Dieu » Jésus-Christ « a souffert la mort pour tous » (Hébreux 2:9). Nous n’en sommes pas dignes. Nous n’avons rien fait pour gagner ni mériter cela. En fait, nous en sommes la cause ! Et ceci a déjà été accompli, avant même notre naissance. Toute bouffée d’air que nous avons toujours respirée, tout morceau de nourriture, toute bonne chose que nous avons toujours reçue ou recevrons, nous est donnée uniquement grâce à la Croix de Jésus-Christ ! C’est pourquoi Paul écrivit : « Où donc est le sujet de se glorifier ? Il est exclu » (Galates 6:14). C’est pourquoi Ellen White dit que nous devons « présenter, d’une manière plus évidente, au monde, le Sauveur élevé à la Croix, le sacrifice pour les péchés du monde entier ! » [15]
Frères et soeurs, oui, voilà la raison !
« Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous » (Romains 5:8). Tandis que nous ne nous faisions pas de soucis. Tandis que nous vivions pour les plaisirs du monde. Quand la Bible et le Christianisme semblaient hors de propos. Quand la télévision, les sports, la musique rock, ou l’argent absorbaient notre attention. Quand tout ou rien prenait la place de Dieu à l’intérieur de notre âme, « Christ est mort pour nous ». Pourquoi ? Pourquoi ? Par amour, mon ami(e). Un amour insondable, désintéressé, pour vous et pour moi. Aucune parole ne peut vraiment l’exprimer. Aucun livre ne peut réellement le décrire. Mais notre coeur peut le ressentir, si nous ne lui résistons pas.
La prise de conscience de cet amour est ce qui a poussé E. J. Waggoner à se lancer, dans sa carrière, en tant que prédicateur de la Croix. À un camp meeting en Californie, en 1882, il vécut l’expérience la plus frappante. « Soudain une lumière brilla autour de moi, et la tente sembla éclairée. Comme s’il y avait du soleil; je vis Christ crucifié pour moi, et il me fut révélé, pour la première fois dans ma vie, le fait que Dieu m’aimait et que Christ s’était donné lui-même personnellement pour moi. Ce fut totalement pour moi. » [16]
Cher ami, chère ami(e), ce fut totalement pour vous. Tous vos péchés ont déjà été rachetés. Toute la peine de la justice divine est déjà tombée sur Jésus-Christ. « La justice et la miséricorde se tenaient, en opposition l’une contre l’autre, séparées par un large abîme. Le Seigneur notre Rédempteur a revêtu sa divinité de notre humanité, et a développé, en faveur de l’homme, un caractère sans tâche ni défaut. Il planta sa Croix entre le Ciel et la terre, et en fit le moyen qui pouvait permettre aux deux chemins, la justice et la miséricorde, de se rejoindre au-dessus de l’abîme. La justice quitta son trône élevé et, avec toutes les armées du Ciel, s’approcha de la Croix. Là, elle vit l’Unique égal à Dieu subissant la peine pour toutes les injustices et tous les péchés. Avec une entière satisfaction, la justice s’inclina avec vénération devant la Croix, en disant : C’est assez. » [17]
E. J. Waggoner rédigea ce merveilleux résumé : « Il défend l’intégrité de sa loi en se soumettant, en sa propre Personne, à la peine méritée par le pécheur. ‘Mais l’innocent a souffert pour le coupable’. C’est bien vrai, mais l’innocent qui souffre ‘s’est donné lui-même’ volontairement. Ceci afin de pouvoir, en toute justice pour son gouvernement, faire ce que son amour lui a inspiré, à savoir, dépasser les blessures qui lui sont faites en tant que maître de l'univers. » [18] « Nous comprenons que c’est à un prix infini que le Ciel a opéré le salut de l’homme et que le sacrifice consenti est à la hauteur des plus dures exigences de la loi transgressée. » [19]
Ce qui se produisit en l’année 31 est infiniment plus important que les évènements de 476, 1492, 1776 et 1991. L’an 31 est le centre du message de Minneapolis. Il est le centre de l’univers. Il a une « signification cosmique ». Il est le centre du message du troisième ange. Il a en lui « la puissance spéciale du Saint-Esprit ». Et pour un monde perdu dans le péché, il doit être le centre du « Message de 1888 pour aujourd’hui ». Parce que la justice a été pleinement satisfaite au Calvaire, le Roi de l’univers peut maintenant être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus » (Romains 3:26).
Notes :