Malgré le fait qu’il y ait six Bibles dans le foyer américain moyen, très peu de gens, dans les années 1990, étudiaient vraiment la Parole de Dieu. Pour une génération faisant les éloges de la télévision par câble, les Saintes Écritures semblent dépourvues d’intérêts et ennuyeuses. Beaucoup trop de prétendus chrétiens croient tout simplement en ce que leur église croit au lieu d’étudier sérieusement la Bible pour eux-mêmes afin de comprendre ce en quoi ils croient. Cela me rappelle deux hommes, qui un jour, étaient en train de discuter du sujet de la religion.
« Que croyez-vous à propos de la religion ? » demanda le premier.
« Oh, je crois ce en quoi mon église croit », répondit son ami.
« Eh bien, en quoi croit votre église ? »
« Mon église croit comme je crois. »
Se sentant frustré, le premier homme demanda : « Alors, en quoi vous et votre église croyez-vous ? »
La dernière réponse fut : « C’est facile. Nous croyons tous les deux en la même chose ! »
Jésus-Christ dit : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4:4). Pour vivre de toute parole, il faut avoir envie d’étudier toute parole. En ces derniers jours, Jésus veut que nous soyons des étudiants assidus des Écritures. Mais pour beaucoup, qui se déclarent spirituels, cette idée de « vivre de toute parole de Dieu » est presque étrangère à leur expérience chrétienne. Cela doit changer si nous avançons afin d’être prêts pour la seconde venue de Jésus-Christ.
Alonzo T. Jones et Ellet J. Waggoner étaient des prédicateurs Adventistes du Septième Jour qui aimaient Jésus et qui connaissaient réellement leur Bible. Ils étaient aussi les co-rédacteurs d’une revue appelée « The Signs of the Times ». Ils suivaient très sérieusement le conseil de l’apôtre Paul : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n'a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. » Ils acceptaient aussi la mission de prêcher la parole (2 Timothée 4:2). Dans leurs articles et leurs prédications, ils essayèrent de détourner les gens des opinions humaines, y compris les leurs, et de les orienter vers la vérité biblique telle qu’elle est en Jésus-Christ (Éphésiens 4:21). Ces deux hommes furent les acteurs clefs à la session historique de la Conférence Générale Adventiste du Septième Jour tenue à Minneapolis, Minnesota.
Un certain frère R. T. Nash, un délégué à la rencontre de Minneapolis, réfléchit plus tard sur les prédications de Jones et Waggoner à cette Conférence. Dans sa brochure, Récit d’un témoin oculaire, il raconte un des évènements les plus intéressants. « L’auteur de cette petite brochure assista à la Conférence de Minneapolis en 1888, et il put voir et entendre beaucoup de choses différentes qui y furent dites et réalisées. Mme E. G. White, de Californie, était présente. Le docteur E. J. Waggoner et le pasteur A. T. Jones de Californie étaient là également. C’était à Jones et à Waggoner de diriger, chaque matin, les cultes de consécration de la Conférence... Quand ils furent amenés à répondre à leurs opposants, ils se tinrent côte à côte avec leurs Bibles ouvertes. » [1]
Puis Nash énuméra dix-neuf longs textes, principalement de Romains et Galates, que les deux hommes lurent l’un après l’autre. Il continua : « Ce fut leur réponse sans un mot de commentaire; et ils s’assirent. Pendant toute la durée de la lecture, la vaste assemblée fut calme et silencieuse. Ceci fit une impression inoubliable sur l’auteur, que le temps ne pourra jamais effacer. » [2]
Ellen White était aussi l’un des acteurs clefs à la Conférence Générale de Minneapolis. Elle aussi aimait Jésus et connaissait réellement sa Bible. Elle était dans cette vaste assemblée, écoutant les prédications de Jones et Waggoner en 1888. Dans une lettre intitulée « Souvenir de Minneapolis », elle déclara que ce qui fut prêché par ces deux hommes était « la lumière la plus précieuse » venant de la Bible. Ses paroles étaient : « À cette rencontre, j’ai témoigné que la lumière la plus précieuse avait brillé, à partir des Écritures, dans la présentation du grand sujet de la justice de Christ en rapport avec la loi. » [3]
Cette « lumière très précieuse », qui fut extraite de leurs Bibles dans les années 1880, est aussi dans nos Bibles aujourd’hui ! Si nous voulons examiner les Écritures, d’une manière assidue, cette forte lumière brillera pleinement devant nous. « Après cela, je vis descendre du ciel un autre ange, qui avait une grande autorité; et la terre fut éclairée de sa gloire. » (Apocalypse 18:1). Quand cela arrivera enfin, nous serons éclairés de cette lumière plutôt que de demeurer dans les ténèbres.
Notes :